La kalennda

Publié le par Maïté, Sophia, Sylvina

La musique des Antilles françaises, développée et cantonnée dans un état de musique de divertissement, longtemps rejetée et condamnée par L’Eglise, jalousement cachée par les Anciens, n’a été transcrite qu’après 1768. Elle est intrinsèque des danses qu’elle accompagne.

Bien avant cette date, les danses avaient reçu le nom de kalennda (ou calenda). Souvent attribuées aux seuls Nègres, elles venaient pourtant des deux régions qui peuplèrent les Antilles jusqu’au XIXe siècle : l’Europe et l’Afrique.

Les kalennda sont des chants et danses symbolisant la fécondité, que les religieuses pratiquaient en Europe dans les églises pendant les messes de Noël (fécondité de la vie) et de Pâques (fécondité de la mort). Il convient d’ajouter à ces danses, les kalennda de la fécondité de la terre existant en Afrique. Rejetées depuis le XIIe siècle par l’Eglise qui ne toléraient pas leur caractère licencieux (les danseurs se frottent le nombril), ces danses étaient qualifiées de sexuelles.

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Publié dans Antilles-Guyane

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